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Des rogatons d'apparat

            

 

 

       Au début du 17ème siècle, Marie de Médicis trouvait que ça sentait trop mauvais dans son boui-boui (plus communément appelé le Louvre), alors elle a eu envie de déménager pour la rive gauche, sur les terres du duc du Luxembourg. Elle a demandé à un de ses amis architecte (Salomon de brosse) de lui réaliser un beau palais, juste pour elle et son gros bébé d'amour. Il y avait même une pièce spéciale, à côté de ses appartements, dans laquelle un de ses autre ami, Rubens, a peint des fresques des grands moments de sa vie, peintures qu'on ne peut plus admirer dans le palais du Luxembourg, puisqu'elles sont maintenant revenues dans les collections du Louvre, la boucle est bouclée.

Mais revenons-en à notre palais.

 

Au moment de la construction, les jardins étaient plus grands, le bâtiment plus petit et le quartier de saint-germain-des-prés était moins prout-prout qu'aujourd'hui. 

 

Puis, l'eau (sale) est passée sous les ponts de la Seine et le gros bébé d'amour est devenu Louis XIII. Mauvais garnement, il a renvoyé sa reine de mère dans ses pénates lors de la journée des dupes (la faute à Richelieu), et a fait agrandir le palais. A sa suite, Napoléon pour y mettre tout plein de paires (nos sénateurs actuels) a demandé à Chalgrin de créer un pavillon supplémentaire, un escalier très chic et de décorer le plafond de belles roses, comme il l'avait déjà fait pour l'arc de triomphe.

On connaît la suite, le nombre de sénateurs n'a pas diminué, bien au contraire, la chambre qui vote les lois a pris de l'ampleur et le palais princier est devenu un joyau républicain. 

 

Aujourd'hui, on y trouve toujours des bustes, des dorures, des émaux, des peintures de Champaigne, des tapisseries des Gobelins, et pas mal de groupes de visiteurs. La salle de lecture de la bibliothèque a l'air exceptionnelle, mais on n'a pas le droit de pénétrer sous la coupole de Delacroix quand on n'a pas ses entrées, dommage.  

 

C'est un palais royal, qui nous rappelle que la France fut pendant longtemps une monarchie. Et ce n'est certainement pas les 3 ou 4 sénateurs présents dans l’hémicycle qui parviennent à faire penser le contraire. 

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