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Un rogaton de vieux chanteur

Je viens d'écouter la chronique de François Morel sur la poésie de la neige qui tombe sur nos champs, nos maisons, nos villes, nos vies, nos enfances perdues. C'était beau mais maintenant j'ai l'air d'Adamo qui me trotte dans la tête, c'est malin. Et puis il a à peine neigé à Paris. Quelques flocons mouillés, qui tombaient en pluie fine sur les capuches et bonnets. 

Des images lointaines. Je me souviens des grosses bottes blanches de maman, du sel sur les trottoirs, des gants et de l'écharpe douce à l'étiquette portant mon nom pour ne pas la perdre à l'école. Du Noël blanc de la chorale. De la descente glissante de la rue Pierre Audry, des bus bloqués, des voitures qui avancent lentement, leurs gros feux éclairant difficilement la boue gris sale recouvrant le bitume. De Prévert et la chanson pour les enfants l'hiver. 

Mais rien n'est tombé ici. Il doit faire trop froid.

Qu'il est doux d'être au chaud, chez soi. Les murs sont orangés, l'appartement n'est pas très grand mais il est fonctionnel et la ligne une du métro m'amène en moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire dans le ventre de Paris. Adamo a gagné. J'écoute "tombe la neige" pour laisser ma mélancolie blanche l'emporter jusqu'à demain matin.

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