Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Le rogaton du beau

    Infâme gribouillis peuvent affirmer certains,

    Ces certains incertains n'y connaissent vraiment rien.

    RIMG0573.JPG

     

    Une œuvre d'art ne se regarde pas, elle se ressent, elle ne se voit pas, elle se vit.
    Et c'est comme la Lune qui ne fait pas que se regarder car elle nous ouvre la pensée.
    Ainsi que le dit le proverbe chinois ou rundi « Ils te montrent la lune et tu regardes le doigt », mais ce proverbe est connu, trop connu, mal connu et ce n'est ni le doigt ni la lune que l'on regarde mais ce qui gît en nous.
    La Lune, ce qu'on en voit c'est son albedo, de même que ce qu'on voit d'une œuvre d'art n'est que ce qu'elle reflète, alors que ce qui reste dans une œuvre peut être puissant et n'en rien refléter ; un artiste a le pouvoir de mettre dans son œuvre ce qui nous force à réfléchir, sans que cela soit pour autant visible.
    À quoi pourrait bien servir de jauger l'albedo d'un tableau ? Tout le monde voit la même chose, mais savoir faire jaillir la lumière qui est en nous en montrant juste un reflet voilà la vraie histoire.
    La Lune nous parle du soleil grâce à son albedo, mais le soleil c'est nous quand on voit un tableau et n'y voir que des ombres et étudier son sol n'est qu'un travail de technicien.
    L'artiste se sert d'un don de stéganographie des couleurs et des formes et tout ce qu'on déchiffre est bon, qu'importe ce qu'on lise !
    Il n'y a rien à expliquer, rien à faire comprendre ni à se faire apprendre.
    Il y avait donc à Colmars-les-Alpes l'autre jour des œuvres de ce genre qu'on voit et qu'on regarde en parlant d'autre chose, picorant ça et là quelque reflet à droite, à gauche, devant et puis derrière ; tout ça mélangé calmement créa une atmosphère calme, apaisée, aimable, suave, réfléchie et tranquille.

     

     

    Alors ce que trafique Andrée c'est bien et qu'elle sache que c'est bien c'est encore mieux. Le quinze de septembre de cette année les œuvres regagneront leur antre mais elles auront laissé dans la tête de ceux qui les ont vues des souvenirs qui jamais ne pourront périr. Certaines d'entre elles se disperseront chez quelques uns qui se les approprieront, artifice fallacieux mais propice à la propagation des réflexions.
    Celle qui me reviendra j'en prendrai grand soin.

    RIMG0556.JPG