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Un rogaton de noctambulisme

 

Le sommeil.png

La nuit, les chats se grisent

 

 

C'est pour tromper l'ennui

Que l'homme créa la nuit,

L'ennui jour après jour

Et le noir tout autour.

 

Et le sommeil, petite mort,

Chaque soir efface le remords

Et le matin, petite vie,

De l'espoir renaît à l'envi.

 

Il faut dormir beaucoup quand s'efface la lumière

Il faut mourir un peu avec les paupières

Pour offusquer la lune quand elle vient nous tromper

De son ardeur glacée, souffle d'une éthérée.

 

Et quand la nuit arrive vivent les destructeurs,

Paltoquets, jocrisses, hommes de mauvaise humeur,

Malandrins, assassins, cherchant l'impunité

Dans l'ombre qui dissimule et chasse l'humanité.

 

La nuit n'est pas pour l'homme mais pour les animaux

Pour qui les sentiments qui mènent en bateau,

Qui naviguent sur le rêve, qui effacent le réel,

Sont absents jour et nuit, et leur vie bat de l'aile.

 

Illuné, l'homme s'endort et rêve

Alors que le rôdeur se lève et crève.

Quand la nuit jamais ne cessera

Il aura appris à vivre entre ses bras.

 

La mort est au bout de sa vie

Inéluctable

Il crée des rêves dans ses nuits

Inénarrables

Puis quand la Grande Nuit viendra

Imparable

Il croira que rien ne finira

 

Invérifiable.

Commentaires

  • La nuit, c'est fait pour reposer le corps.
    L'âme, elle, ne se repose jamais.
    Meurt-elle ?
    Invérifiable...

Les commentaires sont fermés.