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  • Un rogaton de liste des idées assenées

     

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    Vingt mille lieux communs sous les mers

     

     

     

    Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire.
    L’essentiel n’est pas le regard des autres mais de se sentir bien dans sa peau.
    Le discours de l’extrême-droite n’est pas qu’un tissu d’âneries.
    Les pompiers sont des gens formidables.
    L’important c’est d’avoir du travail.
    Les proverbes sont la sagesse des peuples.
    Avec le temps on se fait à tout.
    Vétérinaire, c’est un beau métier.
    Extraire une racine carrée est plus difficile qu’extraire la racine d’un arbre.
    Steve Jobs est un héros moderne.
    Les poètes sont maudits.
    L’orthographe, c’est compliqué.
    Les boissons alcoolisées sont à consommer avec modération.
    Il faut légaliser le cannabis pour stopper le trafic.
    Les Africains sont de grands enfants.
    Il fait trop froid pour qu’il neige.
    L’Islam est une religion de tolérance.
    La Provence, c’est Pagnol.
    Le bon vin est bon.
    On est trop taxés.
    Maurice Pialat et Eric Rohmer sont de très grands cinéastes.
    Le football est un jeu tactique très intéressant.
    Il faut supprimer les règles d’accord des participes passés.
    Il n’y a rien de plus beau que l’amour.
    Coluche, tu nous manques.
    La nature est parfaite et l’homme la détruit.
    Les chants corses sont d’une beauté émouvante.
    Le tennis est passionnant.
    Ce sont les religions et les croyances différentes qui conduisent les hommes à se massacrer entre eux.
    Il faut avoir lu Proust.
    Le respect, ça s’apprend.
    Johnny Hallyday quand même, quel homme, quelle puissance !
    Ce qu’il y a de formidable dans Balzac, ce sont les descriptions.
    Picasso savait-il dessiner ?
    Les policiers sont là pour protéger les citoyens.
    C’est la crise.
    Les années soixante-dix, c’était l’insouciance et puis il y a eu les chocs pétroliers.
    La Bretagne, il faut la visiter.
    C’est en voyageant qu’on apprend la force des différences.
    Et dire que tout ça se passe au pays des droits de l’homme !
    Les meilleures pizzas se trouvent à New-York.
    Ils avaient déjà tout compris.
    La pétanque c’est bien plus sportif qu’on ne croit.
    Il n’y a qu’en France qu’on voit ça.
    Les Basques sont fiers.
    Ce n’est pas la mort qui m’inquiète, c’est la souffrance.
    Il ne faut pas confondre racisme et xénophobie.
    Le gouvernement nous trompe.
    Ce n’est plus comme avant.
    Dire bien haut ce que les autres pensent tout bas, c’est révéler une vérité qui aurait dû rester cachée.
    L’œnologie est une science.
    Il n’y a plus d’écrevisses.
    Saint-Germain des Prés n’existe plus.
    Elle est encore plus belle qu’avant.

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  • Un rogaton d'enfance souillée

     

     

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    Jadis on s’y baignait, on y faisait trempette,

     

    M’a-t-on dit,

     

    Dans ces eaux que bordent, infâmes rivulettes,

     

    Des taudis.

     

    La Salmouille serpentait, l’Ecoute-s’il-pleut chantait,

     

    Paraît-il.

     

    Maintenant j’ai dix ans, c’est à mon tour d’entrer,

     

    Qu’en est-il ?

     

     

     

    Ce sont des immondices qui dégorgent dans l’Orge,

     

    Une senteur s’exhale, drôle de sucre d’orge.

     

    On ferme les yeux, on passe, plus personne ne s’arrête

     

    Sur les ponts d’où cracher ne ferait plus de ronds,

     

    Les chantepleures s’encrassent, débordent à gros bouillons

     

    Du visqueux, du suspect, de la viande, des arêtes.

     

    La Gloïre y naviguerait, mais pas un nautonier,

     

    On pourrait, en courant, traverser sans perdre pied.

     

    Maintenant j’ai dix ans, déjà s’installe le dégoût

     

    De ces pays dévastés, vaste réseau d’égouts

     

    Que l’eau de pluie ne suffit plus à nettoyer,

     

    Où rien n’est plus morose que tenter de s’y promener.

     

     

     

    Quand une région exècre l’enfant qu’elle a vu naître

     

    Au point de faire fuir l’adulte qu’il devient,

     

    Faire en sorte qu’il s’exile sans regret pour ses aîtres,

     

    N’importe où mais ailleurs, où s’espère demain,

     

    C’est que cette région ne valait pas chipette,

     

    Où s’éteignit pourtant le prince des poètes.

     

    Si je devais y retourner,

     

    Si je devais y regretter,

     

    Ce ne serait que mes dix ans,

    Ce ne serait que le temps d’antan.

  • Un rogaton de liste gréco-romaine

     

     

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    En ouvrant mon tiroir, j’ai découvert :

     

     

     

    Un monotrème à bicyclette,

     

    Un triumvirat quadriplégique,

     

    Un pentateuque hexagonal,

     

    Un heptaèdre octopodal,

     

    Un pet-de-nonne décilicieux,

     

    Un décadent nonagénaire,

     

    Une octobasse de soixante-dix kilos,

     

    Le sexapile d’un pentagramme,

     

    Un quadrilatère triangulé sur le volet,

     

    Un biscuit tout seul dans l’assiette,

     

     

     

    Et dix qui font cent.