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Un rogaton d'espoir

 

 

Larmes de sang.PNG

Aimer.

 

Aimer, et puis…

 

 

 

Pleurer des larmes d’acide qui font hurler de douleur et rendent aveugle ;

 

Crier de désespoir au fond d’un puits ouaté qui absorbe les sons comme le désert aride boit l’eau renversée sans s’en désaltérer ;

 

Marcher dans un sens unique à reculons ;

 

Au milieu d’une foule captivée par un orateur grandiose, se retourner pour rechercher un visage ami ou complice et s’apercevoir qu’au loin un observateur épie le dos de cette foule ;

 

Craindre ses voisins, craindre ses parents, vivre avec la peur au ventre et n’oser s’endormir ;

 

Laisser pousser ses ongles pendant quinze jours puis protéger ses mains par des gantelets d’airain ;

 

Ne plus trouver de dieu à qui se raccrocher, fût-il de fer et de feu ;

 

Achopper sans cesse sur une plaine unie en se dirigeant vers un horizon qui se dérobe ;

 

Croiser la misère et ne plus la reconnaître ;

 

Ne plus bouger, ne plus parler, ne plus penser, être une pierre qui attend de saigner ;

 

Ne plus avoir de sensibilité que la proprioceptive, vivre comme un réflexe ;

 

 

 

Sombrer, et puis…

 

 

 

Brusquement, emplir avec avidité ses poumons d’un regard furtif entr’aperçu dans le miroir d’une flaque d’eau ;

 

Et respirer à perdre haleine.

 

Commentaires

  • Vous avez pas passé un bon noël ou quoi? :-D

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